Comment évaluer un terrain à bâtir ?

Un terrain en zone constructible n’est pas nécessairement un terrain à bâtir et c’est cette dernière qualité qui valorise le bien. Le prix d’un terrain en zone constructible dépend de la possibilité d’obtenir un permis de construire garantissant que le projet de l’acheteur est conforme aux prescriptions de construction du PLU en termes de surface, de distance par rapport au voisin, de la hauteur de l’édifice… Plus le terrain facilite les constructions, plus il se valorise. Après, tout dépend du marché local, le positionnement géographique du bien et l’évolution du bien et l’évolution des prix selon l’offre et la demande (Un terrain de 1500m² il y a 20 ans se vend aujourd’hui au même prix qu’une parcelle de 400m²).

Où faut-il se renseigner ?

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) donne toutes les réponses et les professionnels locaux connaissent leur territoire été les contraintes d’urbanisme. Contactez le notaire et le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE). Lorsque la faisabilité se précise, il est indispensable de recueillir, auprès de la mairie, un certificat d’urbanisme opérationnel. Il reprend les informations du permis et signale les équipements et réseaux qui desservent la parcelle. La demande est gratuite et son délai d’obtention est de deux mois.

Est-il possible de savoir si un terrain non constructible va bientôt le devenir ?

Clairement, non. La tendance est à la “sanctuarisation des terres agricoles”. Ce n’est pas parce qu’un terrain est limitrophe à une zone d’urbanisation, qu’il a une chance de passer en zone constructible. Par exemple, la métropole de Lyon, que je connais bien, est entourée d’une trame verte absolument inconstructible. Il n’y aura jamais de construction à cet endroit, elle est notamment réservée aux cultures des maraîchers qui alimentent la ville. Nous avons changé d’époque.

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